
En tout cas, cela en prend l'allure pour Nokia... Avec 150 millions de dollars investit en marketing, et selon la société indépendante Arcadia Research, ce sont moins de 5 000 N-Gage qui ont été vendus aux Etats-Unis la première semaine du lancement de la machine de Nokia, dans les boutiques de téléphonie et les magasins spécialisés dans les jeux vidéo. Pour se faire une idée, ceci équivaudrait à seulement 14 N-Gage vendus par état des Etats-Unis et par jour. On comprend mieux pourquoi Nokia n'a pas encore publié les chiffres de ventes du N-Gage. Nokia aurait d'ailleurs été dans l'incapacité de confirmer ou de nier les chiffres en question, mais il semblerait que la tendance soit la même en Europe et notamment au Royaume-Uni où seulement 500 machines auraient trouvé acquéreurs la première semaine dans les boutiques spécialisées dans le domaine des jeux vidéo. Nintendo (interviewé sur PDAfrance) peut se frotter les mains. Pour comparaison, le constructeur japonais a vendu aux Etats-unis lors de sa première semaine 540 000 consoles, pour 150 millions de GameBoy dans le monde. On attend maintenant de pouvoir se faire une idée sur les ventes de softs N-Gage. En France, selon certaines rumeurs, les revendeurs spécialisés commenceraient à grincer des dents. Avec un sales in (approvisionnement en stock) énorme, on se demande comment l'opération va se terminer.
Pour les clients potentiels, la N-Gage semble cumuler les handicaps. On lui reproche pêle-mêle:
-Son tarif (399 euros), trop cher pour la cible de joueurs et pour le marché de masse, et nettement plus cher qu'une Gameboy Advance + 1 téléphone compact.
-La gamme de jeux : des anciens titres sans intérêt pour les « Gamers ».
-Son ergonomie: les touches de numérotation à droite. Comble: l'obligation de tenir son téléphone en biais en conversation téléphonique, peu pratique et donnant une impression fâcheuse d'épaisseur. L'obligation d'enlever la batterie (et de rater un appel téléphonique) pour changer les jeux.
- Son autonomie réelle : près de deux heures en jeux ou téléphone. Shigeru MIYAMOTO, l'illustre créateur de Nintendo et père du jeux vidéo, avait pourtant rappelé que dans l'histoire des consoles portables, tout les machines ne tournant que deux heures ne survivaient pas sur le marché. Information qui ne semble pas avoir été prise en compte par Nokia.


