Première rencontre ratée
Je me souviens encore de la première fois où j’ai tenu en main un treo 600, ce n’était pas le mien: un souvenir assez mitigé. La machine était à la fois révolutionnaire, performante, mais inférieure à mes attentes en termes techniques: absence du bluetooth, résolution peu commune et en dessous des normes du marché des pdas. Cela se confirma lorsque j’eus la chance de l’avoir en prêt par Orange pour une petite semaine de test. Bon allez, soyons clair, la première version de l’OS était tellement buggée que cela m’a dissuadé net de réaliser l’achat: rebootages intempestifs, perte de la connexion GPRS alors que le voyant m‘indiquait une bonne réception, un vilain logo orange... La seule chose qui avait attirée mon attention était la possibilité de recevoir à la volée mes e-mails, avoir la totalité de mon carnet d’adresses à disposition pour téléphoner, lire le « Monde Interactif » sur avantgo, en ayant la possibilité de le mettre à jour à la volée par une synchronisation en mode GPRS. Etant un itinérant récurrent et un nomade accompli, ces possibilités ouvraient pour moi de larges horizons et signifiaient du stress en moins, lorsqu’en déplacement, j’attendrais un e-mail important. J’étais d’ailleurs un fervent utilisateur du palm (Vx d’abord, puis Clié, en passant par des Pocket PC qui n’ont jamais su me séduire), qui, couplé avec mon téléphone (T68i) en infrarouge, me donnait la satisfaction qu’un nomade éclairé attendait: rester connecté au monde. Malgré tout, j’étais peu satisfait de m’encombrer de deux machines, surtout en costume… Déformation des poches, et étrange embonpoint (un pectoraux plus gros que l’autre… parfois le gauche, parfois le droit, c‘était selon l‘humeur) étaient mon lot quotidien lorsque j’avais décidé de ne pas oublier mon Clié, et surtout mon mobile.
Orange m’a donné la foi…
Il me fallait un smartphone. Je ne supportais plus d’avoir à transporter deux machines. D’ailleurs je n’utilisais plus la réception d’e-mails à la volée, ni ne lisais la dernière mouture du « Monde Interactif »: trop risqué d’avoir le téléphone sur les genoux, et les mains occupées à tenir le Clié, sans attirer l’attention d’arracheurs de sacs-à-main et autres vilaines personnes (mes 85 kilos sont à la fois un avantage -pouvoir de dissuasion-, mais aussi un inconvénient -autant dire un panneau indiquant que mes capacités à sprinter est inversement proportionnelles à mon poids-). J’étais devenu un accroc du mobile et de sa messagerie vocale, pour rester un tant soit peu connecté. Mais en me passant du Clié, j’avais créé une forte distorsion entre le carnet d’adresses de mon PDA préféré et celui de mon téléphone. Et sans logiciel de synchronisation, point de salut: il fallait tout faire à la main. Il me fallait définitivement un smartphone.
Je suis un peu comme Xavier, vous savez, celui de la pub Fnac, qui adore la BD mais n’achète jamais. Sauf que moi, ce n’est pas les BDs, mais les outils technologiques qui m’intéressent. J’avais pris la décision d’acheter un smartphone lors de mon prochain remplacement de téléphone. Le Tréo600 semblait être le bon choix… sans l’être. Par rapport au P900, il était un peu plus en deça technologiquement parlant, mais le prix du smartphone de Sony Ericsson était pour le moins dissuasif. Et puis j’étais quand même très attaché aux softs palm OS. Même si le prix du Tréo était attractif, ses carences technologiques et surtout mon expérience mitigée d’une semaine de la bête ne m’ont jamais permis de sauter le pas. Jusqu’au jour où Orange lança son concours Lab’Experience: une semaine de jeux non-stop, deux questions par jour, et surtout 11 Tréo 600 à gagner! Et vous ne le croirez pas: j’ai gagné le 11ème Tréo… Ironie du sort, le logo orange que je trouvais moche au début me paraît aujourd’hui d’un assez bon goût. Orange m’a donné la foi: Dieu existe!