Rencontre avec Jean-Vital de Rufz, PDG de MeilleurMobile
http://www.meilleurmobile.com
Avec l’arrivée des MVNOs en plus des offres opérateurs existantes, il devient de plus en plus complexe de s’y retrouver en tant qu’utilisateur et consommateur. Dans ce contexte découvrons Meilleurmobile.com.
PDAfrance : Bonjour Jean-Vital, merci de nous accueillir. Quelle a été votre expérience avant de vous lancer dans l’aventure Meilleurmobile ?
Jean-Vital de Rufz, PDG de Meilleurmobile
Jean-Vital de Rufz : Avant de lancer le service Meilleurmobile, j’étais Directeur Marketing et Communication chez Bouygues Telecom entre 1995 et 2003. En 1995 c’était les tous débuts de l’industrie de la téléphonie mobile. Le premier nom en interne de ce projet était O’Tel’O. Finalement, Martin Bouygues a préféré capitaliser sur le nom du groupe et donner un nom de personne à la téléphonie personnelle. A l’époque les mobiles ressemblaient à des « Fer à repasser » avec de grosses antennes flexibles. Les évolutions pour arriver aux solutions que l’on connaît maintenant ont été permanentes.
PDAfrance : Quelles innovations ont permis de faire évoluer la téléphonie ?
Jean-Vital de Rufz : Il suffit de partir de l’expérience client d’alors pour voir les innovations. En 1995, le téléphone s’achetait en prix Hors Taxes, il fallait souscrire à un abonnement fixe et les consommations étaient facturées à la minute. C’était le modèle « France Télécom » de la téléphonie fixe du moment. Bouygues a été le premier à proposer des solutions TTC et a crée le premier « forfait tout compris ». Avant le client achetait de manière séparée son téléphone et sa carte SIM. Pour l’aider, nous avons, les premiers, crée le « coffret tout en un », la SIM et le téléphone étaient dans la même boîte avec un prix réduit intégrant la subvention : ce fut les premiers « coffrets opérateur"
PDAfrance : En 1996 lorsque Bouygues s’est lancé, votre technologie était différente. Quels en étaient les atouts ?
Jean-Vital de Rufz : Oui effectivement, la licence prévoyait une technologie DCS 1800, soit une fréquence double des réseaux GSM 900 de nos concurrents. Au départ ce choix nous a comportait des inconvénients car la portée d’une émission en DCS 1800 est inférieure à celle d’un GSM 900 Hz et donc était un handicap à une couverture nationale du réseau. A tel point que 15 jours avant le lancement prévu le 1er Juin 1996, la lettre de l’Expansion (ndlr : envoyée aux entreprises), titrait que « Bouygues jetait l’éponge et abandonnait son projet téléphonie mobile ». Bien sûr, nous avions ce problème de couverture mais finalement la fréquence choisie permettait en densifiant notre réseau d’éviter les zones d’ombres d’un réseau classique. C’est comme éclairer une pièce pièce avec plusieurs lampes halogènes distribuées aux endroits utiles plutôt qu’avec une seule lampe de plafond.
PDAfrance : Une fois votre aventure achevée chez Bouygues Telecom. Vous vous êtes lancé un nouveau défi en démarrant Meilleurmobile. Quel a été le déclic ?


