L'adoption de ces services par les mobilautes n'est cependant réelle que parce que les opérateurs et les commercants sont de plus en plus nombreux à les proposer. Pourquoi? Eh bien tout simplement parce que les opérateurs rendent ainsi le téléphone de plus en plus polyvalent et donc indispensable (ce qui fidélise les clients et les incite à l'usage), et parce que les commercants y trouvent aussi de nombreux avantages en dépit des commissions à reverser aux gestionnaires de ces services: pas de monnaie à rendre, pas d'erreur de caisse, gain de temps, pas d'accumulation de piécettes dans les tiroirs, et dialogue facilté avec les clients par marketing direct via le mobile par transmission d'informations au moment d'une transaction.
Alors que les commerçants français ne perçoivent pas toujours les avantages qu'ils peuvent tirer de ce genre de technologie, se contentant de trouver les commissions à reverser aux gestionnaires de ces services trop élevées, au Japon, ils font un autre calcul.

Si bien que les commercants ont fait marcher leur cervelle: en passant deux fois plus de clients en un temps donné, ils optimisent leurs services, peuvent éventuellement réduire le nombre de caisses aux profits de nouveaux rayons, donc référencer davantage de produits et augmenter ainsi leur activité et leur chiffre d'affaires. Tous comptes faits, le montant des commissions reversées est compensé par une augmentation des revenus le tout étant amplifié par une amélioration de leur image auprès des clients. Reste que les problématiques nippones (surpopulation, transports archi-bondés aux heures de pointe, ruée dans les supérettes le matin et à l'heure du déjeuner) ne se rencontrent pas dans les mêmes proportions folles à l'étranger et par conséquent l'apport des technologies sans contact est moins important.
A noter, autre différence majeure, que la sécurité est telle au Japon que les clients n'ont pas peur de se trimbaler avec un mobile high-tech leur servant de porte-feuille. Le risque de se le faire chaparder est faible et lorsqu'on le perd, généralement on le retrouve, soit aux objets trouvés, soit au poste de police du coin. Au pire, un service permet de bloquer les fonctions à distance moyennant un simple coup de fil à l'operateur.





