L’Ipaq : un outil ad hoc
C’est désormais chose faite. Il y a un peu moins d’un an en effet, adidas
Ce terminal miniature, qui tient dans la main, fonctionne sous Pocket PC, le système d’exploitation embarqué de Microsoft. Il héberge deux applications dédiées respectivement au relevé de linéaire et au relevé d’image.
Elles ont été développées par la SSII Juxta (Nancy), en un peu plus de deux mois. Concrètement, outre sa compatibilité avec la bureautique Windows (Word, Excel, Outlook) l’Ipaq fonctionne en mode autonome.
Il est muni d’un système à infra-rouge (mais aussi d’un câble de connexion) qui permet en le disposant derrière le port infra-rouge d’un PC portable de transférer les données collectées.
Comment la force de vente se sert-elle de l’outil sur le terrain ? Pour comprendre, il faut savoir que l’Ipaq se connecte à l’ensemble du système d’information de l’entreprise. Cette procédure s’effectue via le PC nomade dont dispose le commercial et qu’il utilise pour communiquer quotidiennement avec le site central (messagerie, prise d’ordres…).
De cette manière, il peut récupérer et mettre à jour sur son Pocket PC, toutes les informations liées aux différents clients. Ces informations vont lui servir à organiser sa “tournée” chez les revendeurs.
À partir de là en effet, il n’a plus qu’à lancer l’application de relevé de linéaire (RI). Sur chacun des sites visités cette dernière va lui permettre alors de procéder à une nouvelle saisie : catégories d’articles, pointures, tarifs, ou encore type de clientèle. “ Dans le cadre de ses connexions au site central, l’utilisateur va ensuite transférer les nouvelles données sur le data Warehouse d’adidas. Ces données seront consolidées et donneront lieu ensuite à des analyses affinées. L’ensemble permettra de révéler des tendances mais aussi de déduire des stratégies commerciales pour mieux supporter les ventes ultérieures”, souligne Bernard Pierre.
Juxta, une SSII motivée
Le projet n’était pourtant pas simple. À l’époque - en avril 2000 - ni l’Ipaq, ni Pocket PC n’étaient en effet disponibles sur le marché hexagonal. Une série de tests sur matériel et OS concurrents n’ont cependant fait que conforter adidas dans l’idée d’opter pour la solution de poche américaine. Pour cela, la firme Alsacienne a anticipé sur l’offre en examinant l’outil avant terme.
Dans la foulée elle a confié à la société Juxta, spécialisée dans le décisionnel et les applications Internet, le soin de développer les applicatifs. Le cahier des charges d’adidas était très précis. “Nous avions des incertitudes, note Fabienne Schoepflin, directrice associée de Juxta, mais nous étions très intéressés et motivés, tout en sachant qu’il faudrait travailler à tâtons sur le projet et dans un environnement plus limité. Cette problématique constituait un vrai défi que nous voulions relever”.
Un développement sous Pocket PC pionnier et astucieux
Avec la collaboration de Microsoft, la petite société d’une trentaine de personnes obtient en juin 2000 une bêta-version de Pocket PC, tandis qu’adidas fournit une plate-forme d’expérimentation. Ce partenariat tripartite a ainsi permis d’entamer les premiers développements sous Visual Basic. “Il a fallu trouver des astuces pour obtenir, avec moins de composants et d’objets, toutes les fonctionnalités que souhaitait adidas, et au final, “Pocket PC s’est révélé très performant”, reconnait Fabienne Schoepflin.
Deux mois plus tard le résultat était à la hauteur des ambitions. Une maquette de la solution a été soumise aux principaux utilisateurs. Ces derniers ont pu ainsi procéder à une batterie de tests sur le terrain et valider l’outil. Un outil qui depuis le mois d’octobre 2000 est désormais intégré à la force de vente. Une vingtaine de commerciaux en sont équipés. Deux premières collectes, portant essentiellement sur les articles de cuirs ont été réalisées en utilisant l’application de relevé de linéaire. La partie textile sera opérationnelle dans le courant de cette année. Un succès qui ouvre de nouveaux horizons marketing et suscite d’autres besoins. “Nous sommes dans une courbe d’apprentissage sur une technologie qui permet d’avoir accès à tout... Nous réfléchissons aussi aux adaptations en termes d’ergonomie de l’application pour la rendre encore plus performante”, conclut Bernard Pierre.
Juxta, une SSII motivée
Le projet n’était pourtant pas simple. À l’époque - en avril 2000 - ni l’Ipaq, ni Pocket PC n’étaient en effet disponibles sur le marché hexagonal. Une série de tests sur matériel et OS concurrents n’ont cependant fait que conforter adidas dans l’idée d’opter pour la solution de poche américaine. Pour cela, la firme Alsacienne a anticipé sur l’offre en examinant l’outil avant terme.
Dans la foulée elle a confié à la société Juxta, spécialisée dans le décisionnel et les applications Internet, le soin de développer les applicatifs. Le cahier des charges d’adidas était très précis. “ Nous avions des incertitudes, note Fabienne Schoepflin, directrice associée de Juxta, mais nous étions très intéressés et motivés, tout en sachant qu’il faudrait travailler à tâtons sur le projet et dans un environnement plus limité. Cette problématique constituait un vrai défi que nous voulions relever”.
Un développement sous Pocket PC pionnier et astucieux
Avec la collaboration de Microsoft, la petite société d’une trentaine de personnes obtient en juin 2000 une bêta-version de Pocket PC, tandis qu’adidas fournit une plate-forme d’expérimentation. Ce partenariat tripartite a ainsi permis d’entamer les premiers développements sous Visual Basic. “Il a fallu trouver des astuces pour obtenir, avec moins de composants et d’objets, toutes les fonctionnalités que souhaitait adidas, et au final, “Pocket PC s’est révélé très performant”, reconnait Fabienne Schoepflin.
Deux mois plus tard le résultat était à la hauteur des ambitions. Une maquette de la solution a été soumise aux principaux utilisateurs. Ces derniers ont pu ainsi procéder à une batterie de tests sur le terrain et valider l’outil. Un outil qui depuis le mois d’octobre 2000 est désormais intégré à la force de vente. Une vingtaine de commerciaux en sont équipés. Deux premières collectes, portant essentiellement sur les articles de cuirs ont été réalisées en utilisant l’application de relevé de linéaire. La partie textile sera opérationnelle dans le courant de cette année. Un succès qui ouvre de nouveaux horizons marketing et suscite d’autres besoins.
“Nous sommes dans une courbe d’apprentissage sur une technologie qui permet d’avoir accès à tout... Nous réfléchissons aussi aux adaptations en termes d’ergonomie de l’application pour la rendre encore plus performante”, conclut Bernard Pierre.


